









Dans le cadre du renforcement de la coopération avec d’autres Institutions, en date du 20 mars 2025, Son Excellence Madame l’Ombudsman de la République du Burundi a accordé une audience à une délégation de la Commission de l’Union Africaine de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme dont le siège se trouve à Banjul en Gambie. Cette audience s’inscrivait dans le cadre d’une visite de courtoisie entre la Commission de l’Union Africaine de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme et l’Institution de l’Ombudsman.Au menu des échanges, le Chef de délégation, Hon. Remy NGOY LUMBU a fait savoir que leur visite a pour objectif de renforcer la coopération entre les nations et les Institutions publiques en vue de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et que par conséquent les Institutions tant nationales qu’internationales doivent interagir dans le cadre de promouvoir les droits humains, a-t-il précisé.
Le Chef de la délégation a souligné que le Burundi est un pays qui dispose d’un cadre légal en matière de promotion et de protection des droits de l’homme avec toutes les compétences et des mécanismes dévolues à cette fin telles que la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, le Ministère de la Solidarité Nationale, des affaires sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre et sans oublier l’Institution de l’Ombudsman qui a toutes les compétences en matière de promotion et de protection des droits de l’homme d’où la nécessité de collaborer.
Il a souligné que leur objectif en tant que Commission de l’Union Africaine de promotion et de protection des droits de l’homme est de demander à Son Excellence l’Ombudsman de la République du Burundi d’être l’intermédiaire/interlocuteur entre les Ombudsmans Africains et cette Commission afin de développer des relations de partenariats entre ces deux institutions. SE L’Ombudsman a spontanément accepté de jouer ce rôle et a précisé que l’AOMA (Association des Ombudsmans Africains) se réjouirait d’avoir une voix au sein de la Commission de l’Union Africaine des droits de l’homme. A cet effet, le Chef de la délégation a exprimé le souhait d’inviter Son Excellence l’Ombudsman de la République à participer à la session de travail prévue au mois de Mai 2025.
Cette délégation a saisi de l’occasion pour savoir si l’Institution de l’Ombudsman de la République du Burundi dispose d’un Département qui est chargé des prisons et droits des prisonniers. Il a terminé par demander à l’Ombudsman si elle peut faire le plaidoyer auprès du Gouvernement pour que le Burundi fasse partie de l’étude en cours sur les prisons dans les pays africains.
A toutes ces préoccupations, Son Excellence Madame l’Ombudsman a donné la lumière sur toutes les questions et suggestions émises par les membres de la délégation. L’Ombudsman a fait savoir que la structure de l’administration burundaise est bien organisée depuis la colline jusqu’au sommet et à chaque niveau administratif, il y a des responsables qui sont chargés de répondre aux besoins de la population. Donc l’accès aux services et aux droits pour la population burundaise est une réalité, a souligné Madame l’Ombudsman. Cependant, l’on peut observer l’un ou l’autre cas de manquement de la part de certains administratifs ou de certains magistrats en matière de responsabilité mais que des mesures appropriées sont prises pour redresser la situation. Par exemple au niveau de la justice ou au niveau de la police, il y a certains responsables qui s’écartent de la déontologie professionnelle et sont sanctionnés ou rappelés à l’ordre.
Quant à la question concernant les droits des prisonniers et des prisons, Madame l’Ombudsman a indiqué que celle-ci constitue une préoccupation de tous les jours avec un grand défi lié au manque de recyclage ou renforcement des capacités des magistrats et officiers de police. C’est un secteur où l’on observe des cas d’emprisonnement injustifiés, des responsables qui s’écartent de leur déontologie professionnelle pour diverses raisons a-t-elle martelé.
Concernant la question de faire le plaidoyer auprès du gouvernement pour que le Burundi fasse partie de l’étude sur les prisons, Madame l’Ombudsman a répondu favorablement tout en précisant de lui envoyer d’abord la demande.
La délégation de la Commission de l’Union Africaine des droits de l’homme a été satisfaite de la manière dont elle a été accueillie et elle a également apprécié le fait que l’Ombudsman est chargée du contrôle du bon fonctionnement des entités administratives et cela renforce le monitoring des différents services en vue de promouvoir et de protéger les droits de l’homme.