L’Ombudsman : un acteur majeur dans la transparence électorale
L’Institution de l’Ombudsman de la République du Burundi a, pour la toute première fois depuis son existence, participé à l’observation des élections législatives et communales, tenues en date du 05 juin 2025, au Burundi.
Conduite par Son Excellence l’Ombudsman de la République, Aimée Laurentine KANYANA, une équipe de 30 observateurs a été déployé dans cinq provinces du pays (BUJUMBURA, BUTANYERERA, GITEGA, BUHUMUZA ET BURUNGA), observant les opérations dans plusieurs bureaux de vote. Ces observateurs constitués par des membres du personnel de l’Institution de l’Ombudsman du siège et des antennes régionales ont parcouru les cinq provinces du Burundi pour évaluer le scrutin. Ces scrutins se sont déroulés dans un environnement sociopolitique globalement stable, un climat sécuritaire pacifique et une forte mobilisation des candidats, partis politiques et coalitions en lice et des électrices et électeurs. Ce qui a permis d'avoir une participation électorale et citoyenne ordonnée, contribuant à renforcer la légitimité populaire du processus électoral consubstantielle à toute consolidation démocratique du pays. Les élections législatives ont opposé des candidats indépendants et des partis politiques ci - après :
- Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD–FDD)
- Congrès national pour la liberté (CNL)
- Union pour le progrès national (UPRONA)
- Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU)
- Forces nationales de libération (FNL)
- Alliance pour la paix, la démocratie et la réconciliation (APDR)
- Parti pour la démocratie et la réconciliation (Sangwe-PADER)
- Conseil des patriotes (CDP)
- Coalition pour une opposition participative (COPA 2020)
- Union pour la paix et la démocratie (UPD)
La mission a constaté que plusieurs bureaux de vote ont ouvert à l'heure légale et très peu ont connu un retard n'excédant pas quinze (15) minutes, souvent du fait de la mise à disposition du matériel électoral. Celui-ci était disponible, en quantité suffisante et bien disposé dans les bureaux de vote observés.Le personnel électoral a fait montre d'une bonne maîtrise des procédures d'ouverture des bureaux de vote visités par la mission d’observation électorale de l’Institution de l’Ombudsman. Depuis très tôt le matin des files indiennes étaient en attente de l’ouverture des bureaux de vote. Cet engagement citoyen dénote l'existence d'une volonté d'appropriation réelle du processus électoral par les électeurs. A cela, s'ajoute une représentation des représentants des candidats et partis ou coalitions en lice qui ont mené leur mandat à ce stade sans entrave dans les différents bureaux de vote couverts par la mission.
Les médias ont couvert convenablement le scrutin et les réseaux sociaux ont relayé des aspects de son déroulement sur la toile. Par ailleurs, il y avait une présence discrète et professionnelle des Forces de Défense et de Sécurité dans la quasi-totalité des Centres de vote observés. Plusieurs équipes d’observateurs nationaux et internationaux étaient présentes sur le terrain :
- Observateurs nationaux : ABA, Eglise Catholique, CAPES+, OADAM, COMIBU, MINEVAM, REMA, RECPRBU, AFRABU,…….
- Observateurs Internationaux : Union Africaine, Nouvelles Perspectives Suisse, Organisation Internationale de la Francophonie, Association des Autorités Electorales Africaine.
Les opérations électorales se sont déroulées en présence des représentants des partis politiques, des coalitions et des candidats indépendants en lice dans les différents bureaux de vote. On pouvait remarquer ceux du parti politique CNDD-FDD, de l’UPRONA, du CNL et de la Coalition Burundi Bwa Bose. Tous ces acteurs ont pu exercer leur mission sans entrave, dans un climat de liberté et de transparence. Cependant, la mission a identifié des défis opérationnels dans certaines zones notamment :
- L’indisponibilité de cartes d’électeurs, signalée par certains votants, bien que dans certains cas, le vote ait été autorisé sur présentation d’un récépissé d’inscription ;
- Le léger retard comme précédemment indiqué à l'ouverture des bureaux de vote (ouverture à 6h15) ;
- Absence de poste radio ;
- Insuffisance des listes additionnelles
La mission d’observation électorale de l’Institution de l’Ombudsman a noté que plusieurs bureaux de vote visités ont fermé à l’heure légale, d’autres avec un léger retard.
Juste après la clôture des opérations de vote, le personnel électoral a procédé au réaménagement des bureaux de vote en vue du dépouillement des urnes qui s'est fait dans l'ordre, la sérénité et le respect des procédures légales y relatives et sans interférence aucune.